La malpropreté chez l’animal de compagnie est un comportement que l’on apprécie jamais surtout dans notre intérieur. Que votre animal soit jeune ou plus âgé, c’est parfois une phase par laquelle il passe. Alors, est ce normal ou est un trouble du comportement ?
On note beaucoup de questions sur la malpropreté :
« Mon animal urine et défèque en dehors de son endroit habituel que faire ?, Pourquoi mon animal urine partout ? Mon chat urine dans son panier, que dois je faire ? Comment empêcher mon chat de faire pipi partout, Pourquoi mon animal n’est il pas propre ? »
Voici quelques informations et conseils utiles, avant d’aller chez votre vétérinaire. L’avis d’un vétérinaire est indispensable en cas de symptômes tels que vomissement, diarrhée, etc.
« Quels sont les causes de la malpropreté ? Pourquoi mon animal n’est plus propre ? Est ce dû au stress ? »
Lorsqu’on parle de malpropreté, on pense souvent à un chat ou un chien urinant pour marquer son territoire. Cependant on oublie souvent que ce problème peut également être rencontré chez les femelles et qu’il n’implique pas forcément les urines (la défécation hors de la caisse peut également en faire partie).
Même s’il est évident que ces comportements sont indésirables, cela ne signifie pas que votre animal a un « problème ». Dans certains cas, il a des difficultés à comprendre où il doit faire ses besoins ou bien les fait pour communiquer avec les autres animaux ou les membres de la famille. Par exemple, un chat peut uriner pour signaler aux autres chats qui passent qu’ils sont sur son territoire. Cela s’effectue souvent près des portes ou des fenêtres par petits jets d’urine. Même s’il s’agit d’un comportement normal chez le chat, la plupart des propriétaires ne l’acceptent pas à l’intérieur de leur habitation. Les chiens peuvent également uriner lorsqu’ils se sentent nerveux ou en danger. Dans ce cas, le fait d’uriner signifie qu’il n’est pas une menace et qu’il se soumet à la personne (ou à un autre animal).
Dans certains cas, la malpropreté indique un trouble émotionnel ou comportemental : les hormones, le stress ou l’anxiété peuvent en être la cause. Malgré une croyance commune, les animaux de compagnie n’affichent pas un air « méprisant » lorsqu’ils font leurs besoins de façon inappropriée. Le moindre changement dans la maison (un enfant en plus, un autre animal, des ouvriers dans la maison, les vacances du propriétaire…) peut être cause du stress ou de confusion des animaux et peut engendrer ce genre de comportements inhabituels.
Dans une grande partie des cas, la malpropreté n’a pas de cause comportementale. Il est donc important de consulter votre vétérinaire dès que possible pour vérifier si ce trouble est dû à un problème médical.
« Mon animal peut il être malade à cause de la malpropreté ? »
Plusieurs origines médicales existent pour la malpropreté :
« Mon chat n’aime peut être pas sa litière ? Mon chien se sent il en danger ? »
Même si beaucoup d’origines médicales peuvent être à l’origine de ces troubles, il est également possible que ceux-ci soient dus à un problème comportemental :
Un diagnostic de qualité facilitera la guérison de ce comportement.
Les remarques des propriétaires et l’historique médical sont très importants pour établir un diagnostic. Par exemple, si un chat marque son territoire, il est probable qu’il urine dans une position très droite avec la queue tendue. Il urinera alors surtout les murs et les autres surfaces verticales. Il marquera plus rarement les surfaces horizontales comme les lits ou le linge à laver. En cela il diffère d’un chat qui a un problème médical qui s’accroupira et urinera généralement sur des surfaces horizontales.
D’autres informations sur le passé de votre animal sont importantes : depuis combien de temps votre animal présente-t-il ce problème ? A quelle fréquence cela se produit-il ? Y a-t-il d’autres symptômes (vomissements, perte d’appétit…) ? Y a-t-il eu des changements au niveau de l’environnement de l’animal et de sa routine ?
Votre vétérinaire effectuera un examen clinique et vous conseillera les examens suivants pour pouvoir définir son diagnostic :
Selon les résultats d’analyses, votre vétérinaire vous recommandera des tests complémentaires plus spécifiques pour vérifier par exemple la maladie de Cushing chez le chien ou l’hyperthyroïdie chez les chats.
Une fois les causes médicales éliminées, il faudra se concentrer sur un diagnostic comportemental. Dans ce cas, il est possible qu’une consultation avec un vétérinaire comportementaliste ou un dresseur professionnel vous soit recommandée.
Si le problème est d’origine médicale, un traitement approprié à la maladie en question doit être mis en place.
En ce qui concerne les problèmes comportementaux, plusieurs approches sont possibles pour guérir votre animal. Cependant, les punitions ne doivent jamais faire partie de votre méthode de traitement.
Si un animal marque son territoire et qu’il n’est pas encore castré ou opéré, il est souhaitable d’effectuer cette procédure qui règle généralement le problème. Il est également bénéfique d’utiliser des produits pour éliminer les odeurs afin de faire en sorte que votre animal ne sente pas les surfaces marquées par d’autres. De même, éloigner votre animal des surfaces marquées peut aider.
Réduire le stress de l’environnement immédiat de votre animal aide également à diminuer ces troubles. Des produits contenant des phéromones synthétiques sont disponibles chez votre vétérinaire sous forme de spray ou de diffuseurs électriques. Ces produits apaisent la plupart des animaux.
Pour décourager les chats du voisinage d’approcher de vos portes et de vos fenêtres, utilisez un spray dissuasif qui se met en marche grâce à un détecteur de mouvements. De plus, il est important de fournir à votre animal (pour les chats en particulier) un endroit (une pièce, un arbre à chat…) où il peut échapper aux enfants ou aux autres animaux. Si cela n’est pas efficace, demandez à votre vétérinaire si un traitement contre l’anxiété serait approprié au cas de votre animal.
Pour les chiens qui urinent afin de montrer leur soumission, des exercices de renforcement positif et des techniques de modification comportementale doivent être mis en place (par exemple, interagir avec votre chien d’une façon moins menaçante pour lui). Beaucoup de chiots avec ce trouble arrivent à le dépasser sans avoir besoin de traitements.
Face à cette difficulté, certains propriétaires renoncent et se séparent de leur compagnon. De même, certains chats finissent pas quitter le foyer. Ce n’est donc pas un petit problème ! Il est important que vous ameniez votre animal chez le vétérinaire avant de perdre patience ou que la pathologie sous-jacente ne devienne irréversible.
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